28 juillet 2007
La Révolution des crabes
En hommage aux crabes cannois victimes des odieux touristes...
27 juillet 2007
Transformers blockbusterise l'été
Oui, une fois de plus j'ai eu un coup de coeur pour un super-production hollywoodienne, oui ce film est un nouveau Michael Bay, déjà coupables d'avoir pondu Armagedon, Bad Boys II, Pearl Harbour (indéfendable, celui-là...)... Et pourtant, contre toute-attente, ce très controversé réalisateur nous livre la comédie de l'été tant son humour (souvent lourdingue, il faut bien le reconnaître) sauve le film de la nanardise... Aussi force est de reconnaître qu'il fallait une certaine dose de talent pour éviter de sombrer dans le ridicule avec un scénario basé sur des robots transformables extra-terrestres qui se mettent sur la tronche pendant 2h30 : Bay a joué la carte du second degrès pour un résultat qui, à défaut d'être subtil (un transformer urine/fait sa vidange sur un agent des renseignements...) nous livre un véritable spectacle comme on a plus vu depuis Spiderman 3 : les effets spéciaux sont hallucinants de réalisme, même si le réalisateur retombe parfois dans ses travers irritants (caméra complètement parkinsonienne, over-dose d'effets numériques...). Ajouté à cela un John Turturo impérial, plus des robots aussi charismatiques que dans le dessin-animé de notre enfance (et plus crédibles que l'héroïne jouée par Megan Fox)... Que demande le peuple geek ?
10 juillet 2007
Le grand retour du post-apocalyptique
S'il y a un genre que j'affectionne dans la Science-Fiction, c'est bien le courant post-apocalyptique (post-apo pour les intimes). Qu'est-ce que j'entends par là ? Et bien en fait ce terme désigne tous les films traitant de la survie de l'Humanité après une catastrophe sans précédent. Ce genre, longtemps méprisé par l'intelligentia cinéphilique, regroupe des films très variés allant du meilleur (la trilogie Mad Max) au pire (Postman, avec Kevin Costner, Terminus avec Johny Halliday). Vous l'aurez compris, il n'existe pas une infinité de films post-apo si on essaye d'aller au-delà des navets et autre nanars de sinistres mémoires produits massivement en Italie dans les années 80, alors quand un projet comme "Cloverfield" voit le jour, je ne peux m'empêcher d'être excité comme le geek que je suis. Qu'est-ce que Cloverfield ? Tout simplement le prochain film de J.J. Abrams, l'auteur de Lost, et du futur Star Trek XI ! Après l'excellente série télévisée Jericho, ça fait plaisir de voir à nouveau sur les écrans le thème de l'apocalypse (la fin du monde pour ceux qui n'auraient toujours pas compris) même si à l'heure actuelle personne ne sait qu'est ce qui détruit New York dans Cloverfield...
26 juin 2007
Un peu de romantisme...
... ça n'a jamais fait de mal à personne. La preuve en musique.
02 juin 2007
"A deserter's tale" par Joshua Key
J'ai lu hier un livre qui m'a boulversé de part son humanité, l'histoire d'un soldat américain qui n'a pas voulu retourner en Irak et qui a deserté au Canada avec sa famille. L'ouvrage a été traduit en français sous le titre raccoleur de "Putain de guerre", mais c'est loin d'être un livre sensationnel : c'est l'histoire d'un type élevé par sa mère, maltraité par un beau-père alcollique, qui va s'engager dans l'armée pour payer ses dettes, contractées notament à cause de sa santé fragile (tiens, à nouveau la protection sociale américaine sur le tapis...). Fervent patriote, Key va aller de désillusions en désillusions : il réalise que les Irakiens ont une vie aussi misérables que la sienne, lui le bouseux du Sud, assiste à des massacres/viols sommaires de civils. On atteint le point d'orgue avec la rencontre boulversante entre l'auteur et une petite fille qui vient lui mendier de la nourriture tous les jours : une complicité naissante va naître entre ces deux survivants (l'enfant lui amène même un jour du pain chauffé au four), suivi d'un drame lorsqu'un soldat américain loge une balle dans la tête à la gamine car Key "pactisait avec l'ennemi"...
Il est à prévoir que dans la décennie à venir de nombreux films vont être tournés sur ce sujet, comme autrefois avec le Vietnâm" mais on peut regretter que ce bouquin ne soit pas adapté immédiatement, histoire de sensibiliser l'opinion américaine. "Jarhead" était intéressant dans le sens où il s'agissait d'une analyse sociologique du Marines, mais là je dois dire qu'on plonge dans l'horreur la plus totale avec "The deserter's tale", une horreur malheureusement bien familière... Car d'actualité.

01 juin 2007
"Rome", c'est fini...
Rome est à coup sûr une des séries les plus intéressantes qui aient jamais existé : violente, elle nous présente une société "sexuellement décomplexée" où "la pitié est une faiblesse, et la cruauté est une vertue" dixit son auteur. Jamais je n'avais vu une oeuvre aussi réaliste (Rome présenté comme une gigantesque cité chaotique où les mendiants affluent...) du point de vue historique, aussi c'est avec regrêt que je viens d'apprendre qu'il n'y aura peut-être pas de saison 3...
Voici donc la pétition de rigueur si cette série vous intéresse :) :
http://www.petitiononline.com/rome_hbo/
29 mai 2007
Pirate des Caraïbes 3 ou pourquoi je suis fan de Johny Deep
A la sortie du premier volet de cette trilogie je m'étais dit que le film sans Johny Deep n'aurait vraiment pas la même saveur... Et force est de constater que ce soir ce grand acteur m'a une nouvelle fois régalé de part son talent unique... (Note à l'attention de Dragibus et Rxqueen : constatez comme je parle avec passion d'un acteur et non pas d'une actrice blonde dont je tairai le nom pour éviter de nouvelles polémiques). Le film, sensiblement aussi bon que le second chapitre (mon film préféré de cette saga restant quand même le premier volet), est littéralement porté par un Johny Deep en grande forme, qui arrive à faire évoluer Jack Sparrow en le rendant littéralement schizophrène ! Cet acteur est tout simplement pour moi le meileur tant ses rôles sont différents (je vous met au défi de trouver des points communs entre ses personnages de "Gilbert Grape", la Neuvième Porte" et "Pirate des Caraïbes"... Bon courage). Pour conclure sur le film, j'ai eu la (bonne) impression que cette aventure ne s'achève pas, et j'espère que ce sera le cas (à ce titre, restez jusqu'à la fin du générique !).
17 mai 2007
Zodiac ou le film de la maturité
Il aura fallu attendre 5 ans pour voir le nouveau film de David Fincher, et ça se sent : le nouveau film du papa de Fight Club est tout simplement celui de la maturité. Exit les montages alambiqués à la Se7en souvent dénigrés par les critiques qui ne voyaient en Fincher qu'un réalisateur de clips doué : le cinéaste nous immerge dans un film à la facture classique, mais néanmoins terriblement oppressant.
Les amateurs de gore doivent être avertis tout de suite : de sang, il n'en est guère question dans ce film qui relate la traque du "Zodiac", un tueur en série qui a officié dans les années 70 aux Etats-Unis. Et pourtant on ne peut s'empêcher de frissonner tant le métrage colle à une réalité angoissante : flics et journalistes tentent de retrouver le tueur à tout prix, allant jusqu'à mettre leur santé mentale en péril... Le réalisateur s'interroge sur le sens de la Justice à maintes reprises : pourquoi continuer une enquête qui piétine depuis des années quand les accidents de la route (et les autres tueurs en série) font bien plus de morts ? Qu'est ce que le héros (Jack Gylenhal, génial), simple dessinateur dans un grand quotidien, peut gagner à résoudre cette affaire ? Les protagonistes de cette affaire sont-elles aussi des victimes à leur façon ? A cette dernière question, on peut répondre assurément par l'affirmative tant les destins de ces personnages (réels) seront à jamais chamboulés : preuve en est avec le personnage du flic (Mark ruffalo, très bon) qui part se changer les idées au cinéma... voir l'Inspecteur Harry, film lui aussi inspiré par le Zodiac !
Le moins que l'on puisse dire est qu'il existe une tension terrible dans ce film, d'autant plus renforcé par le fait que les scènes de crime furent tournés aux endroits exacts où elles se déroulèrent dans la réalité, sur les conseils de la police et des (rares) survivants des tueries. A travers le prisme du journaliste, Fincher nous livre sa propre enquête méthodique, d'autant plus personnel qu'enfant il vécut ces événements qui se déroulèrent non loin de chez lui...
Dans une lettre , le Zodiac se demande quel acteur jouerait son rôle tant il estime sa vie intéressante à adapter au cinéma : la réflexion de ce criminel me donne le vertige tant je trouve incroyable l'idée que ce tueur en série soit parvenu à ses fins, grâce à d'horribles crimes de surcroît...
Un film profondément dérangeant.
16 mai 2007
Zodiac : J - 1. Retour sur la carrière de David Fincher
Ca y est nous avons eut le Grâal :
... deux places pour Zodiac, réalisé par David Fincher, l'anarchiste de la pelloche, pour la séance de demain (8h00).
Le temps pour moi de revenir sur la carrière de ce réalisateur-maudit. Et pour cause...
- début des années 90 : premier film, Alien 3, et première désillusion. Fincher, littéralement bridé par les studios, ne parvient pas à réaliser "son" film, et sort de cette expérience désabusé, malgrès une réussite artistique incontestable. La photo sombre, annonce déjà son prochain film...
- milieu des années 90 : Se7en. Film icône où la aussi l'auteur aura été victime d'Hollywood... Mais saura prendre sa revanche. Les studios voulaient une happy end, Fincher la tourne... Et au montage final, insère la fin que tout le monde connaît ! Les producteurs sont prêts à le flinguer, mais le film est un succès mondial.
- fin des années 90 : Fight Club. Sans vouloir insister sur le fait que je considère cette oeuvre comme le plus grand film de tous les temps, là aussi ce sera un accouchement dans la douleur, le métrage se révélant être une bénédiction pour les spectateurs et une malédiction pour le réalisateur. Une bénédiction pour nous, public, au sens où Fincher n'a jamais été aussi libre dans toute sa carrière. Une malédiction pour son auteur à cause de son échec relatif en salles (alors que le DVD a été un succès commercial) qui marque la fin de la liberté artistique du trublion d'Hollywood. La Fox punit son enfant terrible, et lui impose un film de commande, Panic Room, dont il s'amusera à détourner la nature conventionnelle en faisant virevolter sa caméra à l'aide de plans numériques hallucinants... S'en suit une longue traversée du désert, avec plein de projets avortés (Aaaaaahhhhhh le Dahlia Noir, si seulement il l'avait réalisé... Je sais, je me répête). Zodiac marquera-t-il un nouveau tournant (en bien ou en mal) dans la carrière de ce cinéaste génial ? Réponse demain.
14 mai 2007
Homo finalis
J'adore ce court-métrage de Yannis Cacaux, tout est dans le résumé : "Chaque jours, environ 300 espèces animales disparaissent... HOMO FINALIS vous montre les dernières heures d'une espèce qui, malgrés ses défauts, nous tient tant a coeur, la notre..."
http://www.webcine.org/dossiers/dossiers.php?id_dossier=97



